Agriculture

 
L'agriculture est une composante majeur de nos territoires, il convient d'en avoir une connaissance fine.
agriculture

Situation générale

Entre Nord-­Pas de Calais et Ile-­de-­France, la Somme est située dans un «entre-­deux» de pressions faibles (faible pression foncière, développement limité des infrastructures majeures, croissance démographique modérée, voire négative).

La Somme est un département agricole dynamique avec des possibilités de le développer et de le diversifier, notamment dans les éco-­industries.

L'occupation des sols se caractérise par une artificialisation encore assez faible et une surface agricole importante notamment consacrée aux grandes cultures dans l'Est du département. Il s'agit d'une agriculture très orientée vers les grandes productions, largement dominées par les céréales et la betterave à sucre.

Le département de la Somme est un territoire caractérisé par une agriculture intensive. Les principales productions sont les cultures industrielles (céréales, betterave, pomme de terre, lin, colza, protéagineux, légumes) ainsi que la production de lait de vache.

Ce territoire est découpé en six petites régions agricoles, découpage permettant de fixer le prix des terres et des fermages :

  • Le Santerre
  • le plateau picard
  • le Vimeu
  • le Ponthieu
  • le Marquenterre

Bilan 2014

En 2014, 172 millions d’euros ont été versés dans le cadre des Droits à Paiements Unique (DPUDroits à paiement unique). La valeur moyenne est de 332,4€/DPUDroits à paiement unique ce qui classe le département de la Somme au second rang national. Ceci est le résultat de 4 678 dossiers surface déposés pour une surface agricole utile de 466 000ha. Par rapport à ses voisins, l’Aisne et l’Oise, le nombre d’installation y est le plus élevé : 46 installations en 2014.

Les investissements restent réguliers par rapport aux années précédentes :

  • 144 demandes de subvention dans le cadre du Plan de modernisation des Élevages (PMBE) pour un montant total versé de 1 538 635 €,
  • 57 demandes de subvention dans le cadre du Plan Végétal Environnement (PVE).

En 2014, 74 exploitations ont été soutenues par la prise en charge partielle de leur cotisation sociale. 5 agriculteurs sont rentrés dans la procédure Agriculteur en difficulté. La procédure des calamités agricoles a permis d’indemniser des arboricultures ayant subit de fortes pertes de rendement dues aux basses températures de mai 2013 pour un montant de 567 000€.

2015, année de réforme pour l’agriculture

Parmi les changement de 2015, il est à noter :

  • la mise en application de la nouvelle loi d’avenir pour l’agriculture et l’alimentation et la forêt (LAAAF) qui va renforcer le contrôles des structures et régionaliser le schéma directeur des structures,
  • la mise en place des nouveaux programmes d’aides suivant à la gestion des fonds européens (FEADER) par le conseil régional qui concernera les aides à l’installation, les aides aux investissements (les PMBE, les PVE et les plans de performance énergétiques (PPE)) ainsi que les mesures agri-environnementale,

La réforme de la PAC

Les droits à paiement unique (DPUDroits à paiement unique) sont supprimés pour être remplacés par un nouveau système d’aide directe en créant :

  • les Droits de paiement de base issue du transfert des DPUDroits à paiement unique,
  • le verdissement qui incite à la mise en place de surface d’intérêt écologique,
  • le soutien aux jeunes installé qui est une aide spécifique aux jeunes agriculteurs,
  • le soutien couplé pour soutenir 19 filières notamment l’élevage bovin et laitier, la production de protéine et certaine production végétale (blé dur, pruneaux, fruits transformés, fécule, chancre, houblon),
  • le paiement redistributif qui est un montant forfaitaire versé sur les 52 DPB activés de l’exploitation.