Lancement d'une plate-forme d'assistance aux familles et de prévention de la radicalisation violente

 
 
Lancement d'une plate-forme d'assistance aux familles et de prévention de la radicalisation violente

Comme d' autres pays de l'Union européenne, la France est aujourd’hui confrontée au basculement de plusieurs centaines de personnes dans l’engagement radical violent, le plus souvent en lien avec des filières terroristes.

C’est une menace pour le pays. Ce sont autant de drames pour nos jeunes ressortissants, manifestement déstabilisés et sous influence de filières de recrutement organisées. C’est une douleur insupportable pour leurs familles.

Sous couvert de buts prétendument humanitaires, ou au nom d’un message religieux dévoyé, ces filières prônent un discours de haine. Elles ne manifestent aucune considération humaine pour leurs recrues et les poussent à entreprendre des actions criminelles, mettant en danger leur propre vie et celle des populations qu’elles côtoient.

Des jeunes, partis dans ces circonstances, sont morts ou portés disparus.

Le Gouvernement a arrêté un plan pour lutter contre ce phénomène. Il vise à démanteler ces filières, à empêcher les déplacements motivés par de tels buts, à lutter contre la diffusion de contenus illicites sur les réseaux, à coopérer plus efficacement au plan international. Il prend également en compte la solitude et le désarroi des familles victimes de ces situations dramatiques, qui parfois n’ont pas perçu de signaux d’alerte volontairement dissimulés, ou n’ont pas pu enrayer la dérive qui s’installait.

1/ Le plan anti-jihad au niveau national

Le plan anti-jihad s’appuie, en partie, sur la mise en place d’un numéro national d’appel téléphonique d’assistance et d’orientation (0 800 005 696 numéro vert) destiné à éviter qu’un départ se produise lorsque l’entourage d’une personne le sent prêt à basculer.

Pour en savoir plus : www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Dispositif-de-lutte-contre-les-filieres-djihadistes

Il est utile de rappeler que les parents peuvent s’opposer à la sortie du territoire national de leur enfant sur lequel pèse un risque de départ à l’étranger, par la procédure d’opposition administrative à la sortie du territoire. Une procédure d’urgence peut être effectuée auprès de la préfecture ou de la sous-préfecture ou, si le service est fermé (nuit, week-end ou jour férié par exemple) et que l'imminence du voyage le justifie, le demandeur peut déposer sa demande auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie le plus proche.

2/ Dispositif local de prévention et d’accompagnement

Le plan anti-jihad est renforcé à l’échelon territorial par la mobilisation de l’ensemble des services de l’État et opérateurs concernés (police, gendarmerie, Éducation nationale, Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), Pôle emploi, missions locales…), ainsi que celle des collectivités territoriales compétentes en matière d’accompagnement social (mairies, Conseil général…) et du réseau associatif.

  • Il conviendra de proposer des actions concrètes aux jeunes éventuellement repérés afin de les sortir du processus de radicalisation dans lequel ils sont inscrits (chantiers et séjours éducatifs, parcours citoyens, inscription dans un établissement public d’insertion de la Défense, missions humanitaires, dialogue avec des responsables religieux de confiance…).
  • En lien avec le procureur de la République lorsqu’il s’agit de mineurs, des mesures d’assistance éducative pourront être mis en œuvre.
  • Enfin, il importera d’apporter tout le soutien nécessaire aux familles confrontées à ces situations (par le biais des réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents).

3/ Dans la Somme

Un dispositif de surveillance mobilise les services de renseignement dans la Somme.

Un nombre – relativement faible – d’individus est suivi, pas tant du fait d’une velléité démontrée de départ que d’un soutien très marqué et revendiqué à la cause de la rébellion syrienne.

Dans ce cadre, il apparaît d’ailleurs que les personnes attirant l’attention des services de l’État s’avèrent désormais être des jeunes hommes ou des jeunes femmes plutôt isolés, sans conviction religieuse affirmée et séduits par le discours faussement humanitaire véhiculé par certains sites internet.

L’action des services de l’État dans la Somme s’inscrit, sous l’autorité du préfet, dans les orientations fixées par le ministre de l’Intérieur. Elle se traduit notamment par la mise en place d'un dispositif opérationnel, copiloté par le procureur de la République, et d'un dispositif de prévention réunissant tous les acteurs dont les publics peuvent être potentiellement ciblés par les filières de recrutement djihadistes.

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