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Vigipirate dans la Somme : fin de mission pour les renforts militaires

 
Patrouille mixte police/armée à Amiens

Du 10 janvier au 18 février 2015, une section du 16ème bataillon de chasseurs de l’armée de Terre basée à Bitche en Moselle a effectué des patrouilles mixtes avec la police nationale à Amiens dans le cadre du renforcement du plan Vigipirate. Avant de retourner en Lorraine, le chef de section, le lieutenant Astier, est revenu sur ces six semaines de mission samarienne.

Le lieutenant Astier

Quelles ont été les conditions de votre mobilisation ?

«  Nous avons été informés de la mission Vigipirate dans la soirée du vendredi 9 janvier, peu de temps après l’assaut du GIGN contre les frères Kouachi. Sur le millier de militaires du 16ème bataillon, Vigipirate a mobilisé plus de la moitié pour des affectations dans toute la France. Beaucoup revenaient de mission en Centrafrique et un départ au Mali est prévu avant la fin de l’année. Ma section (une trentaine de militaires) était opérationnelle à Amiens dès le samedi 10 janvier. Nous sommes arrivés le matin et avons commencé dans la foulée les premières patrouilles avec la police nationale : sécurisation du centre-ville, où l’influence était très importante avec la période des soldes, et surveillance des principaux lieux de culte, avec une station permanente devant la synagogue d'Amiens. »

Comment se sont déroulées vos patrouilles avec la police nationale ?

« Nos relations ont été excellentes avec les policiers, très cordiales et efficaces ! Nos patrouilles étaient composées de 4 personnes, soit 3 militaires et 1 policier, avec le double objectif de rassurer la population, et de garder en permanence une capacité de réaction. Etre visibles et attentifs donc, ce qui demande une concentration de tous les instants. Aucun problème ne fut à signaler sur les six semaines de mission, fort heureusement. »

Le dernier déploiement de l’armée de Terre dans la Somme remonte aux inondations de 2001, comment avez-vous été accueilli par la population ? 

« L’accueil de la population fut très favorable, nous avons ressenti beaucoup de soutien de la part des personnes dans la rue, et ce de tous les âges, y compris des touristes étrangers. Comme nos patrouilles étaient jour et nuit, les commerçants nous offraient souvent un café et une viennoiserie tôt le matin. Ces gestes de sympathie, ainsi que les remerciements et les encouragements, nous ont fait très plaisir. C’est gratifiant et ça donne du sens à notre action. Vigipirate permet de retrouver le contact avec les citoyens, de se sentir immédiatement utile sur le territoire national. Nous retournons maintenant à Bitche et nous préparons pour la prochaine mission. »