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Réflexion sur la pratique des "appels de phares" - Opération de sensibilisation

 
 
Réflexion sur la pratique des "appels de phares" - Opération de sensibilisation

Bien que non incriminée, la pratique répandue des appels de phares entrave l'efficacité de l'action des forces de l'ordre. Ainsi, la présence de la gendarmerie sur les axes de circulation est fréquemment signalée par des automobilistes qui y voient un geste de solidarité.

Afin de faire prendre conscience aux auteurs de ces appels des conséquences de leur geste, le groupement de gendarmerie départementale de la Somme a organisé une opération de sensibilisation ce jeudi 29 août, entre 16h30 et 19h sur la RD 1029 à Villers Bretonneux.

Dix gendarmes en tenue et une moto banalisée ont ainsi contrôlé des dizaines de véhicules, dont les conducteurs sont repartis avec un courrier type les incitant à réfléchir à leurs pratiques.

Pourquoi faire des appels de phare est-il dangereux ?

Cette pratique, motivée par la volonté d'informer les autres usagers de la présence d'un poste de gendarmerie et leur permettre ainsi d'échapper à d'éventuelles sanctions encourues pour ce qui est considéré comme des infractions mineures, peut paraître anodine. Les gendarmes tiennent toutefois à rappeler qu’un contrôle routier n’est pas toujours dédié à la sécurité routière. Braquage, terrorisme, enlèvement d’enfant, car-jacking sont autant de délits qui peuvent nécessiter l’organisation d’opérations de police en bord de route. Dans ce cas, les appels de phares ne préviennent pas seulement les conducteurs qui roulent un peu trop vite, mais aussi les personnes dangereuses recherchées. Ces signaux peuvent compromettre l’action des forces de l’ordre. De même, aider un délinquant de la route à échapper aux contrôles revient à laisser le champ libre à un danger potentiel dont on sera peut-être la prochaine victime.

Sensibiliser plutôt que sanctionner  

Le code de la route ne prévoit pas d'infraction spécifique à l'usage intempestif des appels de phares hormis les cas où ceux-ci constituent une gêne à la conduite pour les autres automobilistes, c'est à dire principalement de nuit. Il convient donc de sensibiliser les usagers de la route sur les conséquences de leurs appels de phares.