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Présentation de l'action du Commissaire au redressement productif

 
 
Présentation de l'action du Commissaire au redressement productif

L’action de M. Paul COULON, sous-préfet, Commissaire au redressement productif en Picardie, a été présentée ce matin en préfecture de région Picardie en présence de M. Gérard DROUARD, président du Tribunal de Commerce de Soissons, dans l’Aisne, et de M. Olivier REMOISSONNET, directeur général de La Brosserie Française (ex-Duopole), société installée à Beauvais dans l’Oise, ayant bénéficié de l’action du Commissaire au redressement productif et de tous les partenaires.

Des commissaires au redressement productif installés dans chaque région de France en juillet 2012

La nomination, dans chacune des régions françaises, des Commissaires au redressement productif a été annoncée le 14 juin 2012 par Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, du fait du nombre important de dossiers présentés par des entreprises en difficulté à la création du ministère.

Dans sa lettre de mission, le ministre indiquait : « Pour relever le défi du redressement productif, l’Etat ne peut plus être passif. Il ne peut pas y avoir de garantie de succès, mais vous étudierez chaque dossier de manière pragmatique, avec pour objectif de construire des solutions collectives, imaginatives et pérennes. »

Placé sous l’autorité directe du préfet de région, le Commissaire au redressement productif anime une cellule de veille et d’alerte précoce et est le garant de la cohérence de l’ensemble des actions des autorités publiques concernant les entreprises en difficulté.

Travaillant en liaison étroite avec les collectivités et les partenaires économiques, le Commissaire au redressement productif a la capacité de mobiliser l’ensemble des services territoriaux de l’Etat. Il est le correspondant local du Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI). Il dispose en outre d’un référent direct au cabinet du Ministre, qui permet un suivi quotidien des dossiers et la transmission d’une synthèse régionale hebdomadaire.

Un premier point d’étape

En presque une année, 159 entreprises ont été identifiées en difficulté dans la région Picardie, dont 17 en difficulté grave. En parallèle, une vingtaine d’artisans et de TPE (très petite entreprise) a sollicité une action de la part du commissaire.

25 entreprises ont fait l’objet d’un suivi désormais achevé :

  • 8 d’entre-elles ont connu une sortie défavorable de l’action, c’est à dire une liquidation judiciaire, pour un total de 429 emplois supprimés.
  • À l’inverse, 17 sociétés ont connu une sortie favorable de l’action, soit par le biais d’une reprise, soit par le biais d’un redressement intégrant un plan de continuation de l’emploi. Ainsi, pour 1097 emplois en jeu, 764 ont été sauvegardés.

Les témoignages d’un président de Tribunal de commerce et d’un chef d’entreprise

Lors de la conférence de presse, Gérard DROUARD, président du Tribunal de Commerce de Soissons (02) a souligné l’importance des liens avec le Commissaire au Redressement productif, les collectivités locales, les commissaires aux comptes et les experts comptables, avec qui « sont collectivement étudiées les solutions pour les entreprises en difficulté : les sauvegardes, les redressements, les plans… avec l’appui des études et des enquêtes réalisées par les mandataires et les administrateur judiciaires. S’il n’y a qu’une seule chance de sauver une entreprise, nous la tentons, a t-il ajouté. Il n’y a rien de plus douloureux pour un président de Tribunal de Commerce que d’être confronté à la disparition d’une entreprise. »

Le président a également profité de la conférence de presse pour passer ce message aux chefs d’entreprises : « n’attendez pas qu’il soit trop tard pour signaler vos difficultés. S’adresser au Tribunal de Commerce peut paraître effrayant, ou honteux. Tribunal ne veut pas dire condamnation. Nous pouvons aider les entreprises. N’hésitez pas à solliciter un entretien, même informel, avec le président. »

Olivier REMOISSONNET, directeur général de La Brosserie Française, installée à Beauvais (60), a pour sa part qualifié de « facilitateur » le Commissaire au Redressement productif. « Quand nous avons, avec mes associés, décidé de créer La Brosserie Française en reprenant DuoPole, le Commissaire au Redressement productif a coordonné l’action des pouvoirs publics, qu’il s’agisse d’Oséo [la banque publique d’investissement], de la direction régionale des Finances publiques (DRFIP), du Conseil régional de Picardie, du Conseil général de l’Oise ou de l’agglomération du Beauvaisis. Ainsi, nous avons eu l’assurance que notre candidature était viable, et nous avons bénéficié d’un accompagnement dans toutes nos démarches, de l’accès au cautionnement bancaire au montage des dossiers pour les subventions liées au maintien de l’emploi, en passant par l’aide à l’élaboration du plan de formation pour maintenir les salariés compétitifs. Nous avons relancé l’activité, rassuré nos clients ; aujourd’hui, nous préparons les chiffres d’affaires 2014 et 2015. »

Le directeur général de La Brosserie Française a souligné qu’aujourd’hui, son produit phare est une brosse à dent « produite en France à 100% sous sa propre marque, Bioseptyl, et présente dans un millier de grandes surfaces à travers le pays. Nous sommes en train de ‘relocaliser’ la création de composants d’autres brosses, qui étaient jusqu’à présent produits dans des pays émergents à faible coût de main d’œuvre, où se trouvent nos principaux concurrents. »