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Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français et d’hommage aux « Justes » de France

 
 
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français

Baptiste Rolland, sous-préfet, a représenté le préfet de la région Picardie, préfet de la Somme à la cérémonie départementale organisée à Amiens à l'occasion de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat Français et d’hommage aux « Justes » de France.

La date anniversaire de la rafle du « Vel’ d’Hiv »

La cérémonie était organisée au monument des Picards martyrs de la Résistance, place René-Goblet à Amiens. La date choisie pour cette commémoration correspond à la date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, au cours de laquelle la police française a arrêté, les 16 et 17 juillet 1942, 13152 Juifs de la région parisienne dont 4115 enfants. Cette commémoration est célébrée le 16 juillet si le 16 juillet est un dimanche, ou le dimanche qui suit, c’est à dire le 20 juillet pour cette année 2014.

Après l'intervention de M. Guy ZARKA, président de la communauté juive d’Amiens, il a été procédé à la lecture du récit du Kaddish, en hébreu puis en français.Kaddish est un mot hébreu signifiant « sanctification ». C'est l'une des pièces centrales de la liturgie juive.

Le directeur de cabinet du préfet a ensuite lu le message de M. Kader ARIF, secrétaire d’État délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants.

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À l'issue, les autorités ont déposé plusieurs gerbes. La sonnerie "Aux morts" a été suivie d'une minute de silence, rompue par le refrain de l’hymne national. Les autorités ont ensuite salué et remercié les participants.

Historique de cette commémoration

Le décret du 3 février 1993 avait instauré le 16 juillet comme « Journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite "gouvernement de l'État français"(1940-1944). »

Lors du discours majeur prononcé lors des commémorations du 16 juillet 1995, le président de la République Jacques Chirac affirmait que « la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux (…). Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible. »

Le 29 février 2000, une proposition de loi déposée par le député Jean Le Garrec, président de la commission des affaires sociales, a institué le 16 juillet, jour anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, « Journée nationale à la mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux "Justes" de France. »

Le but de cette loi était de lever toute ambiguïté quant à l’expression  « commises sous l'autorité de fait dite "gouvernement de l'État français" (1940-1944) », et d'affirmer explicitement qu'il s'agissait bien de « crimes racistes et antisémites de l'État français », sans circonvolutions et sans mettre l'État français entre guillemets.

Le rapporteur de cette loi, Daniel Marcovitch, en a souligné la portée en ces termes : « Il importe aujourd'hui de reconnaître que l'État français, légal à défaut d'être légitime, a bien participé à ces crimes ».

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Discours du président de la communauté juive d'Amiens

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Les autorités

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Lecture du Kaddish en hébreu

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Lecture du Kaddish en français

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Lecture du message du ministre par le sous-préfet

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Lucien Marciano, responsable du dialogue interreligieux, allume la flamme du souvenir

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Ravivage de la flamme

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Gerbes déposées