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Inauguration du Sixième continent, approche paysagère du Centenaire de la Première Guerre mondiale, à l'étang du Cam à Péronne

 
 
Inauguration du Sixième continent, approche paysagère du Centenaire de la Première Guerre mondiale

Jean-François Cordet, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme et Christian Manable, président du Conseil général de la Somme ont inauguré, mardi 2 juillet 2014, à Péronne, le "Sixième continent", évocation paysagère de la Première Guerre mondiale et de la Paix retrouvée, en présence d'une trentaine d'ambassadeurs auprès de l'Unesco.

À cette occasion, la DRACdirection régionale des affaires culturelles Picardie a également tenu une table-ronde sur le thème "Guerre & Paysage", à laquelle participait notamment l'artiste Gilles Clément.

L'oeuvre inaugurée a fait l'objet d'une commande publique, portée par le Conseil général de la Somme, et financée pour moitié par l'État. L’œuvre est destinée, selon son créateur, à « conjurer la douleur » dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Plus qu’une approche commémorative, Le sixième Continent illustre l’un des aspects de la première guerre mondiale : l’internationalité du conflit. La guerre est considérée comme un échec de la civilisation dont les conséquences sont vastes pour la société mais aussi pour le paysage et l’environnement. Gilles Clément propose ici un geste mémoriel, au sein d’un territoire dont le paysage marqué par la guerre, est un lieu de recueillement pour l’ensemble des pays impliqués dans ce conflit. Le sixième continent s’inscrit également dans le paysage de la Vallée de la Somme dont les méandres abritent marais, canaux et îlots de terre cultivés ou sauvages.

Plus d'information sur le jardin et l'artiste

Les photos de l'inauguration:

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Gilles Clément, artiste-paysagiste, présente son travail.

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Cérémonie d'inauguration du jardin

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Une trentaine d'ambassadeurs auprès de l'Unesco représentant les pays belligérant étaient présents.

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Lors de l'inauguration, le public pouvait déjà accéder au jardin en barque.

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Intervention du préfet

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Le Sixième Continent

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Cinq jeunes musiciennes, originaires des cinq continents, ont interprété une oeuvre spécialement composée.

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Pose devant le jardin et l'Historial de la Grande Guerre.

Table-ronde Guerre & Paysage de la DRAC Picardie

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À l'occasion de l'inauguration du jardin "Le sixième continent", à Péronne, le 2 juillet 2014, la DRAC Picardie a organisé une table-ronde sur le thème "Guerre & Paysage", à laquelle participait notamment l'artiste Gilles Clément.

L'après-midi de débat a débuté par une interview-portrait de l'artiste Gilles Clément, artisan de l’œuvre "Le sixième continent" à Péronne, brossé par le journaliste Denis Cheissoux, animateur de l’émission CO2 Mon Amour sur France Inter.

La table-ronde s'est ensuite intéressée à l'approche de Gilles Clément dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, puis a circonscrit l’œuvre dans la thématique plus large de la création in situ et de la commande publique en lien avec le paysage et la guerre.

Invité par le conseil général de la somme à réaliser une œuvre dans le cadre des commémoration de la Grande Guerre de la commande publique avec le soutien du ministre de la culture et de la communication, Gilles Clément a choisi, par cette création, de "conjurer la douleur" et d'illustrer l'internationalité du conflit.

Gilles Clément propose ainsi un geste mémoriel au sein d'un territoire dans le paysage est marqué par la guerre. Il invite ainsi à une réfection environnementale et sociale dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre et propose, avec ce jardin, une approche collaborative des hommes entre eux, et des hommes avec la nature, esquissant ainsi une alternative au risque de guerre.

À travers les différentes interventions proposées lors de cette table ronde, il s'est agit d'appréhender les multiples interactions entre guerre et environnement, sous le prisme de ce centenaire de la Grande Guerre, dans notre société contemporaine. Le témoignage d'historiens, de philosophes et d'artistes a illustré l'importance de la création pour le travail de mémoire, soutenu dans le cadre du dispositif de la commande publique, pour comme le souhaite Estefanía Peñafiel Loaiza, garder cette mémoire "vivante".

Thème 1 : Guerre, paysage, jardin et réparation. Pourquoi ce jardin dans le cadre des commémorations ?

Plus qu'une approche commémorative, le sixième continent de Gilles Clément analyse un des aspects importants de la Première Guerre mondiale : l'internationalité du conflit. La guerre est considérée ici comme un échec de la civilisation, dont les conséquences sont vastes pour la société mais aussi pour le paysage et l'environnement.Jean-

Avec ce sixième continent, Gilles Clément propose une alternative au risque de guerre possible dans nos sociétés et tente de "conjurer la douleur". Dans la lignée du "jardin planétaire", Gilles Clément invite ici à une réflexion sur le brassage planétaire, sur une approche collaboratrice collaborative des hommes entre eux et des hommes avec la nature.

Thème 2 : la création in situ et la commande publique en lien avec le paysage et la guerre

En accompagnant et en soutenant la commande publique d'œuvres d'arts plastiques, l'État affirme sa volonté d'accompagner ses partenaires publics (collectivités territoriales, établissements publics, parfois en association avec des partenaires privés), dans l'enrichissement du patrimoine national et du cadre de vie.

Par la présence d'œuvres d'art en dehors des seules institutions spécialisées dans le domaine de l'art contemporain, la commande publique permet la rencontre de la création contemporaine par le plus grand nombre. Elle vise aussi à donner aux artistes un outil leur permettant de réaliser des projets dont l'ampleur, les enjeux de la dimension nécessite des moyens inhabituels.

Ce dispositif volontaire, ambitieux, a donné un nouveau souffle à l'art dans l'espace public. Présent dans des lieux très divers, de l'espace urbain au monde rural, des monuments historiques aux jardins, des sites touristiques au nouvel espace qu'est Internet, l'art contemporain dans l'espace public met en jeu une extraordinaire variété d'expressions plastiques.

Que ce soit par une intervention paysagère ou plasticienne, le "Sixième continent" de Gilles Clément ou la "Géologie de la mémoire" de Guillaume Leblon, interrogent la notion de paysage en le confrontant à l'internationalité du conflit et à la douleur qu'il engendre. Estefanía Peñafiel Loaiza met en relation le vivant avec la mémoire, en gravant dans l'écorce d'un arbre, les noms des métiers de celles qu'elle nomme "les œuvreuses" et qui ont participé le plus souvent dans l'anonymat, à l'effort de guerre.

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